L'exemple de la Roumanie est super intéressant, puisqu'il comporte toutes les tendances actuelles de l'europe, et qu'il nous montre qu'il faut agir, pour empecher que les mêmes erreurs se reproduisent (intensification de l'agriculture au maximum, polltion des nappes phréatiques,  etc...)

Tout d’abord, un peu d’histoire: Lors de la période communiste, la mode agricole était au collectivisme. Les réformes agraires de 1945 ont mis en place l’idéologie communiste dans le secteur de l’agriculture (regroupement de parcelles, travail par unité locales, propriété de l’Etat,…)

(plus de détails sur http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2004/compterendus/rouen/agreurest.htm)

La chute du bloc communiste dans les années 1990 à sonné la fin de ce système de production autoritaire. L’ouverture du pays au monde libéral à provoqué de nombreux changements dans les pratiques culturelles, alimentaires et agricoles. Le nombre de petites unités agricoles familiales à augmenté fortement, avec le retour de la propriété privée.

Parallèlement, l’orientation libérale du pays, les contraintes de l’entrée dans l’U-E et la concurrence internationale ont entraîné le développement de grosses exploitations hyper productivistes destinées à l’exportation.

Un nouveau marché naissait pour les lobbies de l’Agroalimentaire. Les OGM ont rapidement pris une place importante dans l’agriculture du pays (la Roumanie est le 2ème producteur de produits OGM d’Europe), et l’agriculture intensive se développe très rapidement.

L’ouverture brutale du marché Roumain au monde libéral déjà préparé, spécialisé, à été et est toujours un véritable combat pour le pays. On parle « d’invasion sauvage du libéralisme ».

Faces aux conséquence sociales et écologiques désastreuses de ce nouveau mode de production, des mouvement alternatifs tel que Agroecologia http://www.agroecologia.ro tentent de mettre en valeur l’agriculture biologique, plus respectueuses de l‘environnement et des agriculteurs.

Malgré tout, l’agriculture vivrière et familiale est toujours fortement présente et elle est par nature BIO ! Le défi est donc de valoriser ces petites exploitations pour permettre leur existence, et donner une sécurité à ces agriculteurs traditionnels. Actuellement un mouvement de labellisation du Bio Roumain est place, ce qui permettra d'officialiser et de faciliter ce secteur. (plus de détail sur: http://www.fibl.net/francais/fibl/pdf/rapport-activite04/cooperation-internationale)

Le mouvement alternatif est déjà bien présent en Roumanie, et le marché européen du Bio constitue un intérêt non négligeable pour le pays.

Il me semble donc essentiel de tirer les leçons de l’histoire et d’aider les autres pays à ne pas commettre les mêmes erreurs que nous, tout en exploitant les possibilités offertes par la conjoncture actuelle.

C’est cela qu’essayent de faire les mouvement comme Agroecologia.

Voilà donc le thème que je profiterai pour étudier lors de notre voyage, en interrogeant les personnes autours de moi, en rencontrant des agriculteurs…

Je vous tiens au courant pour plus d’infos dès qu’on revient.

Wim