18 janvier 2006
L’ agriculture en Roumanie, entre traditionnel, modernité et alternatif.
L'exemple de la Roumanie est super intéressant, puisqu'il comporte toutes les tendances actuelles de l'europe, et qu'il nous montre qu'il faut agir, pour empecher que les mêmes erreurs se reproduisent (intensification de l'agriculture au maximum, polltion des nappes phréatiques, etc...)
Tout d’abord, un peu d’histoire: Lors de la période communiste, la mode agricole était au collectivisme. Les réformes agraires de 1945 ont mis en place l’idéologie communiste dans le secteur de l’agriculture (regroupement de parcelles, travail par unité locales, propriété de l’Etat,…)
(plus de détails sur http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2004/compterendus/rouen/agreurest.htm)
La chute du bloc communiste dans les années 1990 à sonné la fin de ce système de production autoritaire. L’ouverture du pays au monde libéral à provoqué de nombreux changements dans les pratiques culturelles, alimentaires et agricoles. Le nombre de petites unités agricoles familiales à augmenté fortement, avec le retour de la propriété privée.
Parallèlement, l’orientation libérale du pays, les contraintes de l’entrée dans l’U-E et la concurrence internationale ont entraîné le développement de grosses exploitations hyper productivistes destinées à l’exportation.
Un nouveau marché naissait pour les lobbies de l’Agroalimentaire. Les OGM ont rapidement pris une place importante dans l’agriculture du pays (la Roumanie est le 2ème producteur de produits OGM d’Europe), et l’agriculture intensive se développe très rapidement.
L’ouverture brutale du marché Roumain au monde libéral déjà préparé, spécialisé, à été et est toujours un véritable combat pour le pays. On parle « d’invasion sauvage du libéralisme ».
Faces aux conséquence sociales et écologiques désastreuses de ce nouveau mode de production, des mouvement alternatifs tel que Agroecologia http://www.agroecologia.ro tentent de mettre en valeur l’agriculture biologique, plus respectueuses de l‘environnement et des agriculteurs.
Malgré tout, l’agriculture vivrière et familiale est toujours fortement présente et elle est par nature BIO ! Le défi est donc de valoriser ces petites exploitations pour permettre leur existence, et donner une sécurité à ces agriculteurs traditionnels. Actuellement un mouvement de labellisation du Bio Roumain est place, ce qui permettra d'officialiser et de faciliter ce secteur. (plus de détail sur: http://www.fibl.net/francais/fibl/pdf/rapport-activite04/cooperation-internationale)
Le mouvement alternatif est déjà bien présent en Roumanie, et le marché européen du Bio constitue un intérêt non négligeable pour le pays.
Il me semble donc essentiel de tirer les leçons de l’histoire et d’aider les autres pays à ne pas commettre les mêmes erreurs que nous, tout en exploitant les possibilités offertes par la conjoncture actuelle.
C’est cela qu’essayent de faire les mouvement comme Agroecologia.
Voilà donc le thème que je profiterai pour étudier lors de notre voyage, en interrogeant les personnes autours de moi, en rencontrant des agriculteurs…
Je vous tiens au courant pour plus d’infos dès qu’on revient.
Wim
17 janvier 2006
les fêtes et les traditions roumaines
Coucou c'est coline ! Ca y est j'ai trouvé mon projet personnel.
Je suis tombé l'autre jour sur un article concernant le martisor. C'est une fête qui se passe le 1er mars en Roumanie et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, il fête l'arrivée du printemps, ce jour là on offre à ses proches des petits pendantifs de fils tressés rouge et blanc, symbole du soleil qui fait fondre la neige.
J'ai lu ensuite une légende qui expliqué la création de cette tradition et j'ai été séduite par celle-ci.
Je
me suis alors dis : Ca y est j'ai mon sujet d'étude. Quelles sont les
fêtes existant aujourd'hui en Roumanie et quelles en sont leurs
origines? Je m'attacherai donc a comprendre les motivations
religieuses, agricoles, païennes de ces coutumes pour ainsi mieux
comprendre l'évolution de la civilisation roumaine.
Les orphelinats: tout un projet!
Salut tout l'monde c JP (LE Président...hahaha).Voici un petit texte pour
vous décrire mon projet personnel ( chose que chacun dans la
classe doit faire lors de son stage de coopération internationale.).
Dès
que nous avons choisi notre destination, j'ai eu envie d'étudier le
fonctionnement des orphelinats roumains pour ce dossier personnel.
C'est
une problématique qui me tiens à coeur puisque connaissant un peu la
situation des enfants en Roumanie. En effet, sous le sévère régime de
Ceaucescu (dictateur communiste ayant dirigé le pays de 1965 à
1989) les roumains firent obligés d'abandonner
leurs enfants dans des institutions
d'états dès leur plus jeune âge.(Quelles étaient les "modalités
d'envois" ? à découvrir...) Et ceci pendant les 20 ans qu'à durer
le règne du "génie des Carpates" comme il aimait se faire appeler...Du
coup, même à la fin de ce régime, beaucoup de roumains ont gardé ce
réflexe d'institutionalisation (par habitude peut-être?...). C'est
pourquoi encore de nos jours , trop d'enfants sont abandonnés dans des
structures où les conditions de "détention" (mot très fort mais mérité
étant donné les chances d'épanouïssement très faibles qu'auraient
ces jeunes dans ces centres!!!) seraient déplorables!
Manque de chauffage, hygiène quasi absente, pas suffisament de lits,
garçons et filles parfois mélangés, trop peu de personnel
qualifié...sont les conditions encore trop fréquentes dans ces
structures "d'acceuil".
N'ayant pas vu tout cela de mes propres
yeux je m'exprime donc au conditionnel sachant tout de même que mes
sources sont sûres (internet essentiellemnet (www.carefrance.org)et
notamment un rapport de l'UNICEF et du président de carefrance
lisible sur le site de l'association). Mais bon je suis un peu comme St
Thomas...
C'est pourquoi j'ai vraiment envie de creuser afin d'avoir
ma propre vision des choses et pourquoi pas apporter ma petite
contribution pour améliorer les conditions de vie de ces enfants.


Heureusement,
il existe des associations comme carefrance qui travail dans ce sens à
l'aide de SERA (une autre association) qui élaborent ensemble des
projets en Roumanie. Ceux-ci peuvent aller du financement de structures
d'acceuil "améliorées", modernes, à la formation de personnel
qualifié en passant par la prévention auprès de jeunes
femmes. Ouf il y a de l'espoir! Pour plus de détails, cf www.sera.ro.
Vivement
que je puisse rencontrer, sur place, le responsable d'au moins un de
ces centres que je lui demande comment a-t-il monter sa structure?
A-t-il constater une amélioration chez les enfants? Quel avenir pour
eux? Sont-ils soutenus par le gouvernement roumain? Et l'Europe dans
tout ça?...
Bref, j'ai vraiment hâte d'y être (même si j'essaie d'être présent à la Vie ici et maintenant)!!!
En tout cas je ne manquerais pas de vous tenir au courant chers amis! (Si tant est que l'on trouve des ordinateurs sur place...)
Bisous à vous et à bientôt sur la toile!
06 janvier 2006
Je vais à la chasse à l'ours...
Bien l'bonjour amis bloggeurs! Ici votre secrétaire de choc.
Je vous
propose un petit article sur la chasse à l'ours en Roumanie.
Pendant que l'on s'évertue en France à protéger envers et
contre tout l'Ours brun des Pyrénées, en Roumanie on vous propose des
chasses à l'ours touristiques...
Cette activité très rentable
rapporte pas moins de 3,5 milions d'euros par an à la Roumanie. 90% de
ce pactole provient de chasseurs étrangers (français, espagnols,
allemands, américains, arabes,...). Ce ne sont pas moins de 2000
chasseurs, que la Roumanie accueil chaque année, près à verser jusqu'à 20 000 euros pour s'offrir la tête de Teddy.
Si l'on faisait
abstraction de toute notre sensibilité envers cet animal, protégé par
la convention de Berne (la Roumanie n'est pas encore dans l'UE), on
pourrait dire pourquoi pas, vu que la Roumanie possède sur son territoire un
des plus forts quotas d'ours de l'Europe... Oui,...mais...
Pour comprendre pourquoi cette situation est alarmante, je vous propose un petit flash back...
Jusqu'en
1989, seul Nicolae Ceausescu, ancien président de la république
socialiste de Roumanie, a le droit de chasser l'ours. Lorsqu'il quitte
le pouvoir, le pays compte 8000 ours bruns. En une décennie seulement,
avec la démocratisation de la chasse 40 à 60% de la population ursine a
disparu de la Roumanie. C'est plus d'un millier de ces animaux qui
disparaît chaque année du territoire roumain.
En tant qu'écologues confirmés vous connaissez parfaitement la biologie d'ursus arctos non? Je me permet de vous faire un petit rappel. En bon stratège "K", l'ours a une durée de vie longue (20 à 25 ans), une progéniture peu nombreuse (1 ou 2 oursons tous les 3 ans) et une maturité sexuelle tardive (vers 3 ans). Autant dire que la renouvellement des populations ne se fait pas en 5 minutes. Le prélèvement de chasse intensif fait chuter les effectifs de l'ours qui ne parvient pas à renouveler sa population. De plus, les chiffres officiels du nombre d'ours, donné par les autorités roumaines, sont sur évalués, 6000 ours, afin d'attirer les chasseurs étrangers. Les biologistes, eux, donnent le chiffre de 2000 ours...
A celà s'ajoute les infractions comme l'emploi de charognes comme
appât, l'abattage directement dans les tanières en période d'hibernation,
la spécialisation insuffisante des gardes chasse et... le braconnage.
Les bénéfices de ces chasses ne profitent qu'à une minorité de Roumains. De plus, cette source de revenu est limitée dans le temps car, d'après les associations de protection de la nature locales, si rien ne change d'ici la prochaine décennie, on pourrait assister à la disparition de l'ours brun dans les Carpates...
Si vous souhaitez voir comment ça se passe, je vous conseil ces sites: www.hunterco.ro (ou vous trouverez tous les renseignements nécessaires pour vous offrir une chasse à l'ours) ainsi que www.grandspredateurs.com
Flo


